Les jeudis du festival

16.11.08

Jeudi 11 décembre, à 20h30, Radio Okapi, radio de la vie (Congo)


Radio Okapi, radio de la vie de Pierre Guyot
Documentaire français autoproduit de Pierre Guyot, 2006

Au Cinéma Action Christine le Jeudi 11 décembre à 20h30
4 rue Christine,
Métro St Michel, Odéon,
Tarif : 5 euros

Le journaliste Pierre Guyot, ancien de RTL et Europe 1, a réalisé un documentaire télé sur Radio Okapi qui démontre l’importance vitale de l’information en zone de conflits.
1res diffusions sur France Ô et la RTBF en janvier 2007, puis TV5 en juin 2007. Le documentaire s'ouvre sur le travail de Breuil Munganga, journaliste de Radio Okapi. Il a été sélectionné par plusieurs festivals en France, au Canada, en République Centrafricaine et au Burkina Faso.
Radio Okapi est une radio d’informations de la République démocratique du Congo, fondée en 2002.

Site de Radio Okapi : http://www.radiookapi.net/

http://fr.wikipedia.org/wiki/Radio_Okapi

Prochaines projections :
Jeudi 8 janvier : Invitation à quitter la France de Marion Stallens, 2006, 52 mn
Rachelle est camerounaise. Ivan est colombien. Tous deux sont élèves de terminale au Lycée Jules Ferry à Paris. Le jour de leurs dix-huit ans, alors qu’ ils s’apprêtent à passer leur bac, ils reçoivent des autorités préfectorales une « Invitation à quitter le territoire français » et deviennent du jour au lendemain des « sans papiers » passibles d’expulsion. Amis, professeurs et parents d’élèves se mobilisent autour d’eux pour faire face à cette menace.
Dossier de Presse

2 Comments:

At 17 novembre, 2008 21:04, Anonymous Anonyme said...

J'ai eu l'occasion de voir ce film lors du FIGRA au Touquet.

Intéressant et poignant.

Séverine.

 
At 08 janvier, 2009 18:26, Anonymous Anonyme said...

Paru dans Libération :
http://www.liberation.fr/monde/0101307552-radio-okapi-fait-entendre-sa-difference-dans-un-congo-dechire



Monde 24 déc. 6h51
Radio Okapi fait entendre sa différence dans un Congo déchiré

RDC. La station, créée en 2002, a détrôné RFI dans l’est du pays en proie à la guerre civile.

GOMA, envoyé spécial THOMAS HOFNUNG

Dans les camps de déplacés, dans les cafés ou dans les taxis de Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), elle règne sans partage. Au Nord-Kivu, dans la zone tenue par les rebelles de Laurent Nkunda, comme du côté gouvernemental, on est branchés sur la même fréquence. Celle de Radio Okapi.

Cette station a réussi une performance unique en Afrique francophone : détrôner la championne toutes catégories des radios sur la bande FM, la française RFI (Radio France internationale). Dans l’est de la RDC, Okapi représente environ 40 % de l’audience. Une success story qui s’explique, avant tout, par l’originalité d’un média qui allie exigence professionnelle et proximité. «Radio Okapi, qui est régie par des règles déontologiques élevées, représente un modèle de radio à l’occidentale adapté à la mode congolaise», décrypte Serge Bailly, dont l’association, la Benevolencija, fournit à des stations de radio de la région des programmes en faveur de la réconciliation.

Pédagogique. Créée par la Fondation Hirondelle (lire ci-dessous) et les Nations unies en 2002, dans le sillage des accords de paix censés mettre fin au conflit en RDC, Radio Okapi est financée par des bailleurs de fonds étrangers : Etats-Unis, Suisse, Royaume-Uni. Elle diffuse en français et dans les quatre langues nationales du Congo. Son objectif : fournir des informations fiables et impartiales dans un pays soumis au règne de la rumeur, et où les médias sont généralement inféodés au pouvoir ou à des partis d’opposition.

Très vite, Okapi s’impose sur la bande FM. Son émission phare - un débat baptisé Dialogue entre Congolais - devient un must, attirant des personnalités politiques de tous horizons. Surtout, cette radio prouve, dans ce pays fragmenté, en proie à une violence exacerbée depuis des années, qu’on peut discuter et s’affronter sans forcément recourir aux armes. Une quasi-révolution dans le Congo d’après-Mobutu.

Plus généralement, Okapi joue un rôle civique. «Elle diffuse des émissions très pédagogiques : à partir d’un reportage de terrain, le journaliste-médiateur dialogue avec les auditeurs et essaie de trouver des solutions», remarque Léonard Vincent, de Reporters sans frontières.

Fiable. A Goma, la capitale du Nord-Kivu, assiégée par les rebelles du CNDP (Congrès national pour la défense du peuple), ses locaux sont situés dans l’enceinte de la base de la Monuc (Mission des Nations unies au Congo), face à l’aéroport. L’un des préfabriqués qui servent de bureaux aux employés civils de la Monuc a été reconverti en studio et en salle de rédaction. En cette période de guerre, l’équipe d’Okapi tente de fournir une information fiable aux habitants du Nord-Kivu. Au risque d’être critiquée de toutes parts, tant du côté gouvernemental que du côté rebelle. «C’est la preuve que nous faisons bien notre travail», estime Amadou Ba, le chef d’antenne.

Un travail qui n’est pas sans risque pour ceux qui l’accomplissent. Deux journalistes d’Okapi ont ainsi été assassinés au cours des derniers mois. En juin 2007, Serge Maheshe avait été tué par balles à Bukavu, au Sud-Kivu. En novembre, toujours à Bukavu, c’est l’un de ses collègues, Didace Namujimbo, 34 ans, qui a été liquidé d’une balle dans le cou. Indépendante, Okapi dérange. Et refuse de se taire.

 

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